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3mai/1113

Outil, mon bel outil, vois-tu le Business venir ?

A propos de l'auteur
Carole Da Silva

Carole Da Silva, 14 ans de digital, Web Analytics au coeur de mon quotidien depuis 2008.
Commentaires (13) Trackbacks (0)
  1. C’est vraiment un sujet passionnant, je suis très chanceux d’avoir la possibilité de venir à votre site et je vais marquer cette page afin que je puisse revenir une autre fois.

  2. Merci Carole pour cet excellent billet :D !

    J’aime beaucoup la métaphore de la guitare. De mon côté, je synthétiserais la Web Analyse en 3 points : « Mesurer, Analyser et Optimiser ». S’il est clair qu’on ne peut pas faire d’analyse sans données, on ne peut non plus faire de recommandations sans analyser. Le web analyste doit donc avoir la double casquette technique/marketing et c’est aussi ce qui m’attire dans ce métier :) !

    Ca me rappelle une question qu’on avait abordé lors du dernier Web Analytics Camp à Lille : « Faut-il travailler en agence ou chez l’annonceur ? ». J’ai encore trop peu d’expérience pour me prononcer mais j’aurais tendance à penser (peut-être à tord ?) que le métier est plus « marketing » chez l’annonceur et plus « technique » en agence.

    • Bonjour Florian et merci pour ce commentaire !

      Le « technique » et le « marketing », oui on a pu voir pendant le WA Camp dernier que les parcours menant au métier de web analyste contenaient initialement l’une ou l’autre composante.

      Pour ma part, je suis issue d’un profil plus ou moins « technique », et mes premiers pas dans l’analytics étaient plutôt dynamisants de ce point de vue là. La compétence marketing est arrivée plus tard, et j’ai la chance d’apprendre chaque jour un peu plus avec certain(e)s de mes excellent(e)s collègues.

      Question d’évolution et de maturité sans doute, le technique m’amuse et m’intéresse beaucoup moins à présent. Disons que ce n’est plus pour moi la partie la plus « sexy » du métier ;)
      Par contre cette connaissance reste un appui non négligeable dans mon quotidien.

      Agence = « + technique » et Annonceur = « + marketing ? »
      Pour le côté agence, tu as peut-être déjà vu cet article : http://www.blog-webanalytics.fr/premiers-pas/pourquoi-choisir-une-agence-pour-faire-du-web-analytics

      Pour ce qui concerne mon vécu actuel, disons que annonceur = plus « technique » que « marketing ». Enfin, ça l’était, et change progressivement vers une vision plus marketing.
      C’est très lié à l’organisation interne, et à l’humain aussi.
      Je veux dire par là qu’il m’appartient d’agir pour amener une vision des choses différentes …et sortir de l’usage strict d’un outil pour entrer, entre autres, dans l’ère de l’exploitation d’un outil pour des besoins identifiés permettant une analyse qui permettra l’optimisation d’une stratégie …

  3. Ce qu’il faut avant tout, c’est que la web analyse devienne un métier d’analyste à haute valeur ajoutée, et pas un métier réservé aux titulaires d’une licence d’informatique qui se débattent avec 2 tags de 3 lignes.

    L’outil est un mal nécessaire, mais je suis assez effaré de voir le nombre de gens qui parlent de webanalyse sans avoir le moindre recul sur le business et ses à-côtés : marketing, indicateurs de suivi, problèmes d’organisation interne, etc.

    Il reste du travail ;-)

    • Se débattre avec 2 tags et 3 lignes … Oui, c’est plutôt juste comme image.

      C’est ce que j’essaie de faire en interne, modifier cette vision du métier de web analyste. Etape après étape, jour après jour.
      Beaucoup de travail, des moments de découragement aussi parfois.
      Mon contexte organisationnel (événementiel, refaire une partie du marquage à chaque cycle, démultiplié par le nombre d’événements à traiter…) laisse si peu de temps pour avancer sur autre chose.
      Mais le goût pour ce métier permet de rester positif !

      Merci pour ce commentaire :)

  4. Très bon post Carole,

    Je suis assez d’accord sur le fait qu’on parle beaucoup d’outils. Les outils sont essentiels mais ne sont pas l’essence de notre métier. Je pense, comme toi que c’est une histoire de maturité. Le marché, se concentre actuellement encore beaucoup sur les outils. Tout simplement parce que c’est la première étape de l’apprentissage. Ta comparaison avec les leçons de guitare est totalement juste et va dans ce sens.

    J’ai hâte de voir le niveau des discussions à l’emetrics : outil ou business ?

    Romuald

    • Merci d’avoir pris le temps de laisser ce mot Romuald :)

      On est donc en phase sur cette première étape d’apprentissage, représentative d’un état de maturité du marché …

      Je compte sur toi pour dire si le focus était sur l’outil ou le business à l’e-Metrics Paris prochain ! Malheureusement, je n’y serai à priori pas (question de budget …), je compte tout de même tenter l’opération de la dernière chance « Concours de Haiku », on ne sait jamais !

      Au plaisir de te revoir bientôt
      Carole

  5. Beau billet Carole!

    :)

  6. Aïe ! Aïe ! Pour un homme qui vit et respire #mesure, j’ai lancé un chiffre comme ça sans vraiment savoir ! Crime de lèse rigueur? Enfin, tu comprends qu’il s’agissait plutôt d’une figure de style, de façon, par l’exagération, à susciter la réflexion. C’est peut-être 84%, 76% ou même 63%, mais cela m’apparaît assez clairement comme la majorité des commentaires sur Twitter, les forums (regarde les 30 derniers jours du Web Analytics Demystified sur Yahoo), etc.

    Enfin, ce que je voulais soulever (ah! Twitter, ennemi de la nuance !) était que nous passons beaucoup de temps à parler de nos télescopes et très peu à décrire la beauté de la voûte céleste… Évidemment, moi aussi je suis passé par la maîtrise d’outils (moi, c’est plutôt Webtrends par la force de l’historique de ma pratique) et je ne suis pas en désaccord avec toi quand tu dis qu’il s’agit probablement d’un passage obligé (j’aime particulièrement le mise en garde de Kevin Hillstrom face à l’uniformisation de la vision du Web que Google Analytics risque de créer).

    Cependant, les patrons, eux, s’attendent à plus que la maîtrise d’un outil; en fait ils la supposent d’emblée. Ce qu’ils veulent, c’est prendre des décisions et avoir l’impression que les Web Analytics les aident précisément à le faire. Et si jamais ils en viennent à la conclusion que c’est non, et bien, les budgets analytics s’évaporeront tout simplement (ceci dit, tant qu’il y a quelqu’un dans la boîte qui s’amuse à temps partiel avec le gratuit Google Analytics, ça ne compromet pas grand-chose).

    • Oui j’avais bien compris que le chiffre était lancé pour faire réagir ;)
      A vrai dire, j’avais prévu de collecter quelques données pour indiquer des chiffres concrets dans cet article, mais le temps a manqué. Mais je te rejoins, la majorité des échanges m’apparaît aussi majoritairement focalisée sur les outils.
      Qu’importe, j’ai envie de dire que ton essai est transformé puisque qu’il m’a inspiré ce billet, un fois la phase de réflexion passée. Et twitter ne me permettait définitivement pas d’échanger dessus.

      Je suis d’accord pour partie avec toi, les patrons peuvent supposer d’emblée la maîtrise de l’outil… Dans mon humble expérience, pour le coup ça n’a pas été le cas, mon poste étant le résultat d’une évolution interne. Il était clair que j’étais loin de connaître, et maîtriser, l’outil utilisé. L’accompagnement de ma hiérarchie a consisté à passer par la case d’une certification…
      Bonne démarche, mais après ce passage obligé que tu soulignes, la casquette « spécialiste outil » n’est pas si simple à dévisser pour aller de l’avant. Quant aux budgets, ma foi … Il est clair que ce n’est pas le poste de dépenses principal. Mais la décision reste tout de même « éclairée » vu que ce n’est pas le gratuit qui a été privilégié après études des besoins ;)
      Mais ce n’est là que mon expérience, une parmi d’autres…

      Pour finir, merci beaucoup pour ta contribution via commentaire !

  7. Très intéressante réflexion. Il est important certes de maîtriser son outil – quel qu’il soit – et de garder un oeil sur l’offre en général. Mais bien trop souvent – et ce n’est pas propre qu’au Web Analytics – des entreprises optent pour un outil X parce qu’il est beau, puissant et offrant toutes les fonctionnalités imaginables. Et puis en fonction de l’outil, essaient de voir ce qu’il peuvent faire dans leur contexte.

    C’est bien entendu la démarche inverse qui devrait être faite – d’abord comprendre son business et savoir ce dont à besoin et puis choisir / utiliser son outil en fonction. Simple à dire, mais pas toujours mis en pratique… L’outil sert le business. Evidemment, un expertise de l’outil sera nécessaire pour l’exploiter au mieux mais il est primordial de d’abord savoir ce que l’on veut faire (d’un point de vue analyse).

    Récemment, en discustant avec le responsable Marketing d’une entreprise qui cherchait à recruter un Web analyst mais sans succès, j’ai demandé pourquoi pas un consultant. La réponse fût simple: « un consultant a bien souvent la connaissance technique de l’outil mais ce que l’on cherche c’est avant tout quelqu’un qui puisse acquérir la connaissance business avant tout. Et pour cela, il faut « être » du business, être dans l’entreprise ».

    Certains diront que c’est un peu simpliste mais dans une majorité des cas, c’est bien souvent vrai…

    Cette connaissance « métier » que tu as, est extrêment difficile à apporter de l’extérieur alors que l’expertise technique peut se trouver à l’extérieur. Evidemment, obtenir les budgets n’est pas du tout facile – je compatis car je sais très bien ce que c’est :-) )

    Bonne chance et courage!

    Michael

    • Complètement d’accord avec toi sur le fait que le choix d’un outil, y compris en dehors du Web Analytics, se fait souvent par le nombre de fonctionnalités – toutes plus géniales les unes que les autres – qu’il propose, sans réelle identification préalable de l’usage qu’il en sera fait.
      J’ai vu moi aussi cette démarche bien souvent appliquée. Après tout, qui peut le plus peut le moins !
      C’est peut-être, voire sans doute, rassurant de se dire que « au cas où », un besoin qu’on n’imagine pas encore pourra être couvert.

      Intéressant l’exemple que tu cites. Je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer ce type de point de vue dans mon entourage professionnel, cela viendra sans doute avec le temps :)

      Merci pour le courage !


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