Analytics & Co Analytics au quotidien, agrémenté de webmarketing et autres curiosités

9déc/1218

Implémentation ou prise de décision, telle est la question

Implémentation ou Décision
Image de adamr sur FreeDigitalPhotos.net

Quelques mois sans écrire, et reprise aujourd'hui d'un billet que je n'avais jamais terminé... intéressant de voir que mon point de vue a évolué, tout simplement parce que mon contexte professionnel a évolué aussi.

Dans mon article sur le Adobe Digital Marketing Summit d'il y a quelques mois, j'évoquais une conférence qui traitait du "Comment dégager du temps pour entrer en action dans le domaine du web analytics".

Le temps, élément ô combien précieux. Celui après  lequel on court toujours (non je n'ai pas envie d'entendre que le temps ne manque pas pour accomplir telle ou telle tâche et que ce n'est qu'une question d'organisation ;) ).

Le postulat évoqué durant cette conférence était de pouvoir  dans un premier temps automatiser un certain nombre de processus pour laisser la part belle à des tâches à haute valeur ajoutée en Web Analytics : analyses puis prises de décisions.
Pourquoi pas, ça allège quelque peu le quotidien en effet.

Mais en fait, on passe son temps à faire quoi dans la vraie vie du web analyst ?

J'analyse les comportements des visiteurs d'un site afin d'en retirer des pistes d'optimisation et de décision.

Oui oui oui.
Je fais tout plein d'analyses et mon travail quotidien participe largement à la prise de décisions en entreprise.
Quoique...

Stop 5 minutes. Arrêt sur image.

J'ai longtemps utilisé un super outil qui me permettait de tracer les différentes tâches effectuées au quotidien. Avec cet outil, douloureuse confrontation parfois entre le ressenti et... la réalité des choses. Dans la liste de tâches effectuées, j'avais la petite case "Implémentation" qui correspondait à toute action de plan de marquage, de recette, de correctif de bugs.

Quand je lançais ma petite moulinette à rapport de temps passé, la sentence était sans appel.
L'implémentation représentait plus de 70% de mes actions. Hééé oui.

Finalement, cela laissait si peu de place aux analyses et autres choses sexy qui me sont chères dans le domaine du Web Analytics. Oui, dans cet espace temps réduit, pas toujours facile de délivrer des analyses pertinentes qui permettaient ensuite à qui de droit de prendre une décision ... Car en étant réaliste, les 30% restants de temps n'étaient pas dédiés quà l'analyse, qu'on se le dise !

De la nécessité de l'implémentation

Je ne remets pas en question tout ce temps consacré à de l’implémentation de marquage. Loin de là. C'est une étape capitale et essentielle.

Pourquoi ? En premier lieu, car elle permet de mieux "maîtriser la bête", cet outil x ou y de mesure de sites web. Et pour chaque outil, ces petits trucs et astuces à trouver pour obtenir le résultat que l'on souhaite.

Ensuite, et surtout, c'est une phase qui nous permet de connaitre étroitement les données qui demain apparaitront dans notre outil de suivi. Il est fondamental de savoir au plus près comment réagissent nos chères données, comment elles sont calculées, à quel instant ou action leur collecte est déclenchée.
Sans cette connaissance étroite, gare aux erreurs d'analyses futures ;) .

9déc/122

Un rendez-vous autour du Social Analytics

Plusieurs semaines déjà que s'est déroulé le Rendez-vous des Web Analytics version 2012, dans le cadre du salon VAD e-commerce ... il est plus que temps de partager la vision de Jacques Warren sur le Social Analytics !

Intervention de Jacques Warren sur le social analytics

Jacques Warren en piste sur le Social Analytics

La particularité sympathique de cette année ? Un thème général donné, le Social Analytics. Et les participants votant pour leurs thématiques préférées en amont de l'événement. Une approche "sociale" en guise de mise en bouche ;)
Le petit + non négligeable ?
La présence de Jacques Warren venu spécialement en France pour partager sa vision sur les thématiques soulevées. Autant dire que j'étais impatiente de pouvoir apprécier de nouveau ses talents en mode keynote.

En préambule, la règle du jeu est posée.
Des réseaux sociaux, il y en a une multitude, et au final, peu d'entre eux ressortent. C'est pourquoi l'accent est mis sur les plus connus tout au long du rendez-vous.
Devinez lesquels ?

Que vous ayez la réponse ou pas, en route pour un tour d'horizon des thématiques évoquées.

Des données à récupérer sur les réseaux sociaux ?

A l'ère des réseaux sociaux, on peut se prendre à rêver de la manne de données que cela peut représenter.

J'ai apprécié la structure proposée autour de quatre types de données à retenir :

  • Les données comportementales
  • Les données attitudinales (exemple : les partages d'opinions)
  • Les données sociales (exemple : interactions entre les membres)
  • Les données socio-démographiques :
    Celles-ci peuvent être réparties sous plusieurs angles :

    • Les différentes actions des membres, pour lesquelles il faut établir des niveaux d'action
    • Ce que les membres pensent d'une marque
    • Les interactions (denses ou pas ?), les actions spécifiques de partage

Le point fondamental est que les réseaux sociaux représentent une énorme source d'informations, volontaires.

Social Analytics, ok, mais quels KPIs ?

Entendu pour les données, encore faut-il en faire quelque chose. Rien de tel qu'une vision de KPIs à exploiter pour avancer dans le bon sens.

Si on se contente de regarder les réseaux sociaux en tant que source de trafic, on ne va guère plus loin qu'une analyse d'efficacité comparative par rapport aux autres sources. Mais de fait, ils ne jouent pas un rôle de conversion directe.
Par contre, si on privilégie une approche multitouch, on peut remarquer leur rôle potentiel en amont du cycle d'achat. Les réseaux sociaux se situent au niveau du "A" dans le modèle AIDA (Attention, Intérêt, Désir, Action).

Mais concrètement, quels KPIs peut-on retenir alors ?
Quelques propositions de Jacques Warren :

  • La taille de l'audience : ou le potentiel de "reach" (mais attention, il faut avoir un regard critique)
  • Le degré d'engagement
  • Les actions de partage, ou taux de partage
11mai/127

Dites, le Web Analyst, il est mieux en agence ou chez l’annonceur ?

Un billet rapide aujourd’hui qui fait suite à mes dernières pérégrinations professionnelles. Il y a quelque mois, je proposais une méthode pour s'auto évaluer en tant que web analyste. A ce moment là, je travaillais encore chez l'annonceur et m'orientais résolument sur la voie sacrée du consulting en agence.

Bien évidemment, ce qui va suivre ne sera qu'une transcription subjective, étroitement liée à mon propre parcours. A chacun son expérience et son propre ressenti !

Ah j'étais bien chez l'annonceur !

Petit listing des points forts du boulot chez l'annonceur :

  • Vision à long terme de tous les projets qui sont entrepris
  • Construction de la démarche Analytics par la voie royale de la communication (et de l'évangélisation !)
  • Satisfaction de pouvoir mesurer le chemin parcouru lorsqu'une petite étincelle s'allume dans les yeux de son interlocuteur alors qu'on lui parle de conversions
  • Connaissance étroite de tout élément de contexte qui va aider à la mise en place du web analytics
  • Connaissance étroite de tout élément de contexte -bis- qui va aider à la pertinence des analyses à effectuer
  • Connaissance extra-ordinaire du "Produit"
  • Balayage relativement exhaustif de diverses approches qui peuvent être entreprises dans le domaine

Mais ... il en faut bien un, j’étais aussi un petit peu malheureuse chez l’annonceur parfois :

  • Seule, sans homologue avec qui échanger des points de vue
  • Lourdeur des process
  • Lenteur des mises en place (pas facile de lancer un mammouth en action parfois)
  • Vision quasi "mono-outil" et "mono-produit"
  • Routine ... qui peut s'avérer pesante

Ah j'étais bien en agence !?

Petit listing des points forts du boulot en agence :

  • Au revoir Routine, Bonjour la  vie intense et prenante des "multi-missions", "multi-secteurs",  "multi-clients" "multi-tout !"
  • Au revoir solitude, Bonjour collègues qui font le même métier
  • Implémentation de marquage à qui mieux mieux, montée en compétences garantie
  • Plusieurs outils de mesure utilisés en mode touche à tout
  • Vision plus large de tout ce qui se pratique sur le marché, et c'est réellement passionnant
  • Problématiques rencontrées très variées
  • Voire potentiellement, de l'analyse et de la recommandation d'optimisation

Mais ... il en faut bien un, j’étais aussi un petit peu malheureuse en agence parfois :

  • Adieu confort de la connaissance du contexte
  • Tout va vite, très vite, trop vite parfois ?
  • Du technique encore du technique, toujours du technique
  • De la recette, encore de la recette, toujours de la recette
  • Ne mener qu'un petit "morceau" du tout, ne pas toujours bénéficier des fruits de son travail (Normal, c'est le client final qui s'amuse ensuite avec les tableaux de bord et analyses qui s'ensuivent)

Bon, et chez l'éditeur ?

A vrai dire, je n'en sais rien mon capitaine ;) . Je ne m'aventurerai donc pas à me prononcer dessus.

Next ?

"Chacun sa route chacun son chemin ..." . Je crois que chacun trouvera son compte dans l'une ou l'autre partie.

Un échantillonnage des deux expériences est appréciable, car c'est de l'apprentissage multi-compétences garanti, qui aide à grandir dans son métier de web analyste. Et ensuite à privilégier les axes que l'on a envie de développer dans son parcours.

Je vous propose quelques lectures complémentaires, histoire d'ouvrir les points de vue :
- Pourquoi choisir une agence pour faire du web analytics ?
- Comparing Roles: Analytics Consultant vs. Analytics Practitioner (en anglais)

PS : il y a certainement plein d'oublis dans cet article, pardonnez-moi, je m'étais lancé le pari de le rédiger en 45 minutes ;)